Qui suis-je ?

Je pense qu’il n’y a pas de parcours type du rédacteur web. Mais s’il existe un point commun entre tous les rédacteurs, c’est l’envie de liberté. Être à son compte, ne plus avoir de boss… Pour moi, cela a été une des premières motivations.

Du journalisme à la rédaction web

Mes diplômesLa profession de rédactrice n’a pas été un hasard. J’ai en effet toujours aimé écrire et c’est naturellement que je me suis tournée vers des études de journalisme après une licence en langues étrangères appliquées. J’ai choisi de me spécialiser en presse écrite alors que j’étudiais à l’Université Laval dans la ville de Québec. Puis je suis rentrée en France… À part quelques piges, je ne suis pas parvenue à me faire une place dans le milieu. Si j’ai parfois pu dire que le fait d’avoir un diplôme étranger a été un handicap, la réalité est que je manquais beaucoup trop de confiance pour m’imposer dans le game.

Emplois de survie et voyages

Les années suivantes ont été faites d’emplois variés en passant par six mois à l’étranger, puis de jobsTrouver sa voie en voyageant horribles saupoudrés d’un diplôme de professeur de français… Bref, ma vie professionnelle est allée dans tous les sens et je faisais en sorte d’éviter comme la peste la question « qu’est-ce que tu fais dans la vie ? »je n’étais pas fière de moi. Aujourd’hui, malgré les moments déprimants de remise en question, je peux dire que tous ces instants ont été nécessaires dans mon parcours.

Le déclic : sushis et mariage

J’ai passé trois ans dans mon dernier emploi, dans une boutique, alors que je ne pensais y rester que quelques mois. Des projets qui ne se sont pas concrétisés et des départs ont fait que je me suis retrouvée au poste de responsable adjointe… Place dont je n’avais pas du tout envie. Mais j’ai fait ce que j’avais à faire. Je savais que je finirais par partir, mais je n’avais pas de date exacte. Puis, mon ancienne collègue et amie m’a invitée à son mariage dans sa ville natale au Japon. Non seulement il était hors de question que je rate le jour le plus important de sa vie, mais en plus, il s’agissait du point de départ parfait pour l’un de mes plus grands rêves : faire le tour du monde. Le mariage était le 1er avril. Mon dernier jour de travail a été le 28 février. J’ai pris mes billets en janvier : j’allais commencer par la Corée du Sud, que je connaissais déjà, le Japon puis Taïwan. Pour la suite, j’étais encore dans le flou et c’est ce que j’aimais le plus.

Le déclic part two : introspection taïwanaise

En Corée et au Japon, j’étais avec des amis. À partir de Taïwan, bien que j’ai pu y retrouver une amie taïwanaise, j’étais seule. Mais qu’est-ce que c’était bon ! Alors oui, parfois on a envie de partager des moments incroyables avec ses proches, mais je suis persuadée que cette solitude est parfois plus que nécessaire.Confucius temple Taipei

Je n’ai pas eu d’autre choix que de me concentrer sur moi-même, d’apprendre à me connaître mais surtout de définir ce que je souhaitais dans ma vie. J’ai pensé à mon entourage. Mon amie taïwanaise, photographe, travaillait à temps partiel dans un salon de thé. Sa sœur, qui avait sa propre marque de maroquinerie, avait un job au Starbucks. Ma propre sœur a créé sa marque de sacs et ma belle-sœur est esthéticienne à son compte. J’étais entourée de femmes fortes, entrepreneures, impressionnantes qui se donnaient les moyens de réussir dans ce qu’elles voulaient, même s’il fallait faire quelques cafés en plus de leurs créations. J’ai donc décidé d’établir une liste. Ou plutôt LA LISTE.

Établissement de la liste ultime

L’humoriste Tiffany Haddish qui est aujourd’hui une des plus grandes têtes d’affiche dans le milieu de l’humour aux États-Unis, a vécu un bon moment dans sa voiture pour pouvoir vivre de la scène. Un jour, le comique Kevin Hart, qui s’est rendu compte de sa situation, lui a prêté 300 $ pour qu’elle puis se prendre une chambre d’hôtel et lui a conseillé de faire une liste de ce qu’elle voulait dans la vie. Installée dans mon super Airbnb taïwanais (je mets le lien ici parce qu’il était vraiment parfait), j’ai établi ma propre liste. En tête de celle-ci : VIVRE DE L’ÉCRITURE.

La question suivante a été de savoir comment.

Lancement dans la rédaction web

Comment je me suis lancée dans la rédaction WebTrès vite, j’ai compris que la rédaction web était la profession dans laquelle je pouvais à la fois écrire, me faire une bonne clientèle et surtout apprendre continuellement. Cependant, si j’étais formée pour la partie rédaction, la partie web et plus précisément SEO était une nouveauté.

J’ai donc fait beaucoup de recherches, je me suis formée, j’ai suivi des cours en ligne, j’ai trouvé des exemples comme Lucie Rondelet du blog formation rédaction web ou encore Neil Patel et Olivier Andrieu, grands prêtres du SEO. Pour la symbolique, c’est à Taïwan que je me suis déclarée à l’Urssaf. À mon retour en France, j’ai écrit plusieurs mois pour la plateforme de rédaction texbroker et ai participé à des salons. Ensuite, j’ai fait ma publicité auprès de mon entourage et suis parvenue à décrocher mes premiers contrats.

Aujourd’hui, je peux vivre de ce que j’aime, mais ce n’est que l’introduction de projets beaucoup plus grands !

Je suis d’une génération qui veut être heureuse, que ce soit dans le domaine professionnel ou personnel. On dépasse les envies de baby-boomers d’avoir un travail qui permet de payer des objets qui remplissent une belle maison. Qu’il s’agisse de la rédaction, de la photo, de la maroquinerie, de la restauration… Peu importe, l’important est de savoir ce que l’on veut et de se donner les moyens de le faire.