Stop au bullshit : entrepreneurs arrêtez de tourner autour du pot et lancez votre produit !

Oser est le commencement de réussir

Se lancer dans l’entrepreneuriat, c’est avant tout avoir une idée. C’est savoir ce que l’on veut créer, apporter aux autres. C’est pouvoir répondre à une demande. Cependant, beaucoup s’attaquent à la forme avant de s’intéresser au fond. Cartes de visite, site internet, packaging, logo… Mais malheureusement, si le produit n’est pas encore vendable ou abouti… Vous dépenserez sûrement de l’argent sur des choses qui risquent d’être modifiées lors des processus de développement de votre concept. D’autre part, c’est du temps que vous ne passerez pas sur votre projet. Laissez-moi vous expliquer pourquoi se concentrer sur son produit, c’est gagner du temps (et donc, de l’argent) !

« look alike business » VS « real business »

Tiffany Aliche, spécialiste américaine en budgétisation, auteure du best-seller The one week budget et du blog The Budgetnista, parle dans une interview de « look alike business » par rapport à un « real business ». Le premier, que je traduirais vulgairement par un «semblant de business », représente le « contenant » d’une activité entrepreneuriale. Les cartes de visite, le logo, le site Web… À quoi bon avoir tout cela quand ce que l’on souhaite proposer n’est pas encore clair pour le créateur ou loin, très loin d’être viable ?

L’auteure donne l’exemple d’une adolescente vivant dans sa rue. Tous les week-ends, elle reçoit des copines qu’elle coiffe en échange de quelques dollars. L’offre, la demande, la rémunération : elle possède un « real business ».

L’approche « lean startup »

Celle-ci repose sur une étude du marché, puis la proposition d’une version minimale d’un concept suivie d’une étude de satisfaction afin de proposer la meilleure offre possible aux consommateurs.

La société AVA propose un logiciel permettant aux malentendants de suivre des conversations orales à plusieurs avec un système s’apparentant au sous-titrage grâce à une application mobile. Si l’intérêt de l’offre est aujourd’hui évident, les créateurs avaient initialement pour projet de rentre compréhensible la langue des signes aux entendants à l’aide d’un gant connecté au téléphone. Le mobile devait traduire les signes en langage audible. Après étude, les fondateurs ont compris que le besoin des prospects malentendants étaient moins de se faire comprendre que de comprendre, surtout lorsqu’il y a plusieurs intervenants.

Plusieurs concepts peuvent être regroupés dans l’approche lean startup :

Le produit minimum viable (« minimum viable product » ou MVP)

Ce concept consiste à créer un produit déjà vendable, même s’il ne s’agit pas de votre objectif final, celui-ci pouvant demander plus de temps ou plus d’investissement. Votre MVP permet de faire connaître votre entreprise et de générer du revenu pour permettre son évolution. Un des exemples les plus connus : si votre but est de construire une voiture, ne commencez pas par les roues, puis le châssis, puis les sièges, puis la carrosserie… jusqu’à atteindre votre but. Non non non. Si vous êtes dans l’esprit MVP, vous fabriquerez d’abord des rollers, puis une trottinette, puis un vélo, puis un scooter… Vous pourrez ainsi commercialiser chaque avancée jusqu’à créer la parfaite voiture. Le gros avantage est qu’entre temps, vous aurez les retours de clients sur ce qu’ils souhaitent vraiment pour leur moyen de transport et vous générerez des revenus.

Petite infographie de MVP :

L’idée ici : si votre but est de fabriquer des sacs de voyage mais que vous n’en avez pas les moyens, commencez par des porte-monnaies !

Frida skincare : un modèle d’approche MVP

Lancée par Frida Pigny, une cheffe d’entreprise indonésienne basée en Corée du Sud, Frida skincare est une société de cosmétiques naturels et bio, proposant des produits pour la peau et les cheveux. Si aujourd’hui la diversité des produits en fait une marque de référence, Frida a pourtant commencé en fabriquant des savons dans son appartement de Daejeon !

La technique du « coming soon »

Grosso modo, vous parlez de votre futur produit. Vous éveillez ainsi la curiosité de votre cible pour mieux répondre à ses besoins.

Là vous allez me dire : « ouais mais un coup faut pas faire semblant mais là il faut teaser un truc inexistant… Tu te fous de nous, brûlons-la ! »

Alors déjà, c’est pas gentil. Ensuite, il s’agit-là d’une très bonne méthode pour, à nouveau, mieux comprendre les besoins de vos prospects…Bien sûr, l’idée n’est pas d’escroquer les gens façon Fyre Festival.

Le « coming soon » à la sauce Carto-SI

Akacha Dahmani est le co-fondateur de la société Carto-SI qui propose un outil efficace de gestion de systèmes d’information. Celui-ci a expliqué lors du salon des entrepreneurs de Paris, en février 2019, que ses collaborateurs et lui-même avaient créés un site sur lequel ils expliquaient leur concept… Mais le l’outil n’avait pas encore été conçu. Résultat, une grosse entreprise les a contactés, intéressée par le produit. Akacha et ses collègues ont dû expliquer que l’outil n’existait pas encore. Résultat, les représentants de la société ont proposé de travailler avec Carto-SI : les ingénieurs ont ainsi pu créer une version beta de leur produit avec un client concret. Ce dernier n’a jamais eu à payer et la jeune entreprise a pu élaborer un produit efficace, répondant à des besoins visibles. Aujourd’hui, de grands groupes tels que Sephora, Orange, Decathlon ou encore l’université Paris 8 ont fait appel à Carto-SI.

« Fake it till you make it ! »

« Alors là, c’est le pompon ! Ça veut littéralement dire de faire semblant jusqu’à ce qu’on le fasse vraiment, donc qu’est-ce que c’est que cette histoire ! »

Un peu dans l’esprit « coming soon », le but est de prétendre posséder le produit afin d’évaluer le marché. Que les choses soient claires : il ne s’agit pas de rouler vos clients, mais plutôt de répondre à la demande même si votre offre n’est pas entièrement viable le temps de vous faire une idée concrète.

Un des exemples les plus connus est celui de Nick Swinmurn, créateur de la société Zappos qui proposait initialement de la vente de baskets en ligne. Nick n’avait pas du tout de stock, alors il se fournissait chez Foot Locker lorsqu’il recevait des commandes ! Dans un premier temps, il a pu se faire une idée du marché avant de se lancer concrètement. (Il faut avouer que c’est plutôt badass !)

On peut utiliser l’approche « fake it till you make it » dans un contexte plus personnel. En effet, se lancer, entreprendre, c’est aussi faire face à de nombreux obstacles, doutes et remises en question. La vérité est telle que chacun est maître de sa propre motivation. Ainsi, dans les moments de peur, où l’on ne pense pas être à la hauteur… PRÉTENDEZ ÊTRE AWESOME… De toute façon, vous l’êtes vraiment !

 

Et vous, par quoi avez-vous commencé quand vous avez décidé de lancer votre business ?

 

N’hésitez pas à faire appel à mes services de rédaction Web pour vos sites internet !

 

 

 

 

Laisser un commentaire